PROJECT ASHABI
African Stories. Limitless Worlds.
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African Stories. Limitless Worlds.

Project Gutenberg Archive
Complete unabridged public-domain literary work from the Project Gutenberg archive.
Project Ashabi is being built as the home of original African comics, webtoons, graphic novels, and fiction.
This third-party Novel / Book title is temporary preview content. Step by step, third-party titles will be phased out and replaced exclusively by Ashabi Originals created by African writers and artists.
Produced by Sergio Cangiano, Carlo Traverso, Charles Franks, and the Online Distributed Proofreading Team. Images courtesy of the Bibliothèque Nationale de France, http://gallica.bnf.fr
I. Sur les devoirs de l'homme public (novembre 1791) II. Sur les mesures révolutionnaires (26 août 1792) III. Sur la patrie en danger (2 septembre 1792) IV. Sur le rôle de la Convention (21 septembre 1792) V. Sur le choix des juges (22 septembre 1792) VI. Justification civique (25 septembre 1792) VII. Contre Roland (29 octobre 1792) VIII. Pour la liberté des opinions religieuses (7 novembre 1792)
IX. Procès de Louis XVI (janvier 1793) X. Pour Lepeletier et contre Roland (21 janvier 1793) XI. Sur la réunion de la Belgique à la France (31 janvier 1793) XII. Sur les secours à envoyer à Dumouriez (8 mars 1793) XIII. Sur la libération des prisonniers pour dettes (9 mars 1793) XIV. Sur les devoirs de chacun envers la patrie en danger (10 mars 1793) XV. Sur l'institution d'un tribunal révolutionnaire (10 mars 1793) XVI. Sur la démission de Beurnonville (11 mars 1793) XVII. Sur le gouvernement révolutionnaire (27 mars 1793) XVIII. Justification de sa conduite en Belgique (30 mars 1793) XIX. Sur la trahison de Dumouriez et la mission en Belgique (1er avril 1793) XX. Sur le Comité de Salut public (3 avril 1793) XXI. Sur le prix du pain (5 avril 1793) XXII. Sur le droit de pétition du peuple (10 avril 1793) XXIII. Sur la peine de mort contre ceux qui transigent avec l'ennemi (13 avril 1793) XXIV. Sur la tolérance des cultes 19 avril 1793) XXV. Sur un nouvel impôt et de nouvelles levées (27 avril 1793) XXVI. Autre discours sur le droit de pétition du peuple (1er mai 1793) XXVII. Sur l'envoi de nouvelles troupes en Vendée (8 mai 1793) XXVIII. Sur une nouvelle loi pour protéger la représentation nationale (24 mai 1793) XXIX. Pour le peuple de Paris (26 mai 1793) XXX. Contre la Commission des Douze (27 mai 1793) XXXI. Autre discours contre la Commission des Douze (3l mai 1793) XXXII. Sur la chute des Girondins (13 juin 1793) XXXIII. Contre les assignats royaux (31 Juillet 1793) XXXIV. Discours pour que le Comité de Salut public soit érigé en gouvernement provisoire, (ler août 1793) XXXV. Sur les suspects (l2 août 1793) XXXVI. Sur l'instruction gratuite et obligatoire (13 août 1793) XXXVII. Sur les créanciers de la liste civile et les réquisitions départementales (14 août 1793) XXXVIII. Sur de nouvelles mesures révolutionnaires (4 septembre 1793) XXXIX. Sur les secours à accorder aux prêtres sans ressources (22 novembre 1793) XL. Contre les mascarades antireligieuses et sur la conspiration de l'étranger (26 novembre 1793) XLI. Sur l'instruction publique (26 novembre 1793) XLII. Sur les arrêtés des représentants en mission en matière financière (1er décembre 1793) XLIII. Défense aux Jacobins (3 décembre 1793) XLIV. Sur les mesures à prendre contre les suspects (7 décembre 1793) XLV. Sur l'instruction publique (12 décembre 1793)
XLVI. Sur l'égalité des citoyens devant les mesures révolutionnaires (23 Janvier 1794) XLVII. Pour le Père Duchesne et Ronsin (2 février 1794) XLVIII. Sur l'abolition de l'esclavage (6 février 1794) XLIX. Sur les fonctionnaires publics soumis à l'examen du Comité de Salut public (9 mars 1794) L. Sur la dignité de la Convention (19 mars 1794)
MÉMOIRE, écrit en mil huit cent quarante-six, par les deux fils de Danton, le conventionnel, pour détruire les accusations de vénalité contre leur père
Voici le seul orateur populaire de la Révolution.
De tous ceux qui, à la Constituante, à la Législative ou à la Convention, ont occupé la tribune et mérité le laurier de l'éloquence, Danton est le seul dont la parole trouva un écho dans la rue et dans le coeur du peuple. C'est véritablement l'homme de la parole révolutionnaire, de la parole d'insurrection. Que l'éloquence noblement ordonnée d'un Mirabeau et les discours froids et électriques d'un Robespierre, soient davantage prisés que les harangues hagardes et tonnantes de Danton, c'est là un phénomène qui ne saurait rien avoir de surprenant. Si les deux premiers de ces orateurs ont pu léguer à la postérité des discours qui demeurent le testament politique d'une époque, c'est qu'ils furent rédigés pour cette postérité qui les accueille. Pour Danton rien de pareil. S'il atteste quelquefois cette postérité, qui oublie en lui l'orateur pour le meneur, c'est par pur effet oratoire, parce qu'il se souvient, lui aussi, des classiques dont il est nourri, et ce n'est qu'un incident rare. Ce n'est pas à cela qu'il prétend. Il ne sait point "prévoir la gloire de si loin". Il est l'homme de l'heure dangereuse, l'homme de la patrie en danger; l'homme de l'insurrection. "Je suis un homme de Révolution [Note: ÉDOUARD FLEURY. Etudes révolutionnaires: Camille Desmoulins et Roch Mercandier (la presse révolutionnaire), p. 47; Paris, 1852]", lui fait-on dire. Et c'est vrai. Telles, ses harangues n'aspirent point à se survivre. Que sa parole soit utile et écoutée à l'heure où il la prononce, c'est son seul désir et il estime son devoir accompli.
On conçoit ce que cette théorie, admirable en pratique, d'abnégation et de courage civique, peut avoir de défectueux pour la renommée oratoire de l'homme qui en fait sa règle de conduite, sa ligne politique. Nous verrons, plus loin, que ce n'est pas le seul sacrifice fait par Danton à sa patrie.

Arthur Conan Doyle